Des secteurs différents, les mêmes questions fondamentales — retour sur notre table ronde du 25 septembre

Le 25 septembre 2026, Komanche, ICTS France et CESG réunissaient une petite dizaine de professionnels de la sûreté pour une matinée d’échanges. La liste des participants tenait sur quelques lignes — mais elle couvrait des univers que l’on ne voit pas souvent dans une même pièce. Autant de praticiens qui ont posé, sous des formes diverses, les mêmes questions de fond.

Une conversation de terrain, pas une réunion commerciale

La matinée a démarré par un petit-déjeuner qui a permis à chacun de se présenter librement — pas à travers une fiche de poste, mais à travers ses vraies contraintes du quotidien. C’est ce format qui a donné le ton. Parce que lorsqu’on invite des professionnels à parler de ce qui leur résiste plutôt que de ce qui fonctionne, la conversation change de nature.

Parmi les échanges qui ont marqué la matinée : un bureau d’études spécialisé en prévention des risques, qui a contribué aux spécifications sécurité des JO Paris 2024 et accompagne aujourd’hui des maîtres d’ouvrage sur leurs enjeux cyber. Un expert en sécurité événementielle, responsable du cluster Sud pendant les Jeux — Marseille, Nice — avec tout ce que cela suppose de gestion de flux, de coordination avec les services de l’État et de dispositifs taillés pour l’exceptionnel. Le représentant d’un musée que son directeur sûreté qualifie lui-même de « politique » : des collections issues de quatre continents, un activisme international, et une sûreté qui ne peut pas se penser indépendamment du débat public que l’institution incarne. Le directeur sûreté d’un réseau de 200 sites de location de stockage, seul à piloter son périmètre avec une équipe de deux personnes et où le risque incendie fixe des exigences de détection précoce très concrètes. Et, enfin, la direction sûreté d’un grand groupe, dont la vidéosurveillance est au cœur de la lutte contre les vols de colis et de la protection d’un patrimoine dispersé sur l’ensemble du territoire.

Ce qui est apparu en commun

Derrière des contextes si différents, plusieurs lignes de convergence sont apparues clairement. La question de la détection précoce — d’un départ de feu, d’un comportement anormal, d’une présence non autorisée dans un espace complexe. Celle de l’analyse comportementale, perçue par l’ensemble des participants comme un levier réel, à condition d’en évaluer les capacités et les limites sans idéalisme. Celle du rapport entre équipes réduites et périmètres vastes : la valeur d’un système de sûreté ne se mesure pas au nombre de caméras, elle se mesure à la qualité de l’information qu’il restitue à des opérateurs qui ne peuvent pas tout regarder. Celle, enfin, des exigences cyber — présente dans plusieurs secteurs comme une contrainte croissante, encore inégalement prise en compte dans les architectures existantes.

K-Safe et la DAI en réponse directe

La présentation de K-Safe, avec un focus particulier sur la détection automatique d’incidents (DAI), a clôturé la matinée. Elle a fait directement écho aux problématiques évoquées dans la discussion : détection précoce des départs de feu, analyse comportementale en contexte ouvert, exigences d’architecture cyber dans des environnements sensibles. La convergence entre ce que les participants avaient décrit et les capacités du système n’avait pas besoin d’être forcée. Elle était là.

Conclusion

Cette table ronde a confirmé quelque chose de simple : les professionnels de la sûreté ont peu d’occasions d’échanger entre pairs, hors contexte commercial. Quand ils le font, la richesse des retours d’expérience est immédiate — et souvent plus utile qu’un argumentaire produit. Nous remercions sincèrement l’ensemble des participants pour la qualité et la franchise de leurs interventions. Nous espérons les retrouver prochainement, et continuer à créer ces espaces d’échange avec Komanche, ICTS France et CESG.